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539. Le pas d’armes du Roi Jean.

30 Apr

Di Victor Hugo (1802-1883), da Odes et Ballades (1822-1827), fantasia medievale. Musicata (1852) da Camille Saint-Saens (1835-1921), che ne fece una versione per piano e baritono e una per orchestra. L’esecuzione che ho trovato su youtube è graziosa, ma la scelgo solo in mancanza di quella con Fernando Corena (1916-1984), che non è ancòra stata caricata, a quel che sembra, da nessuno, e che preferisco a qualunque altra.

Il testo che segue reca in neretto le parti musicate.

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Ça, qu’on selle,
Écuyer,
Mon fidèle
Destrier.
Mon cœur ploie
Sous la joie,
Quand je broie
L’étrier.Par saint Gille,
Viens-nous-en,
Mon agile
Alezan ;
Viens, écoute,
Par la route,

Voir la joute
Du roi Jean.

Qu’un gros carme
Chartrier
Ait pour arme
L’encrier ;
Qu’une fille
Sous la grille,

S’égosille
À prier ;

Nous qui sommes,
De par Dieu,
Gentilshommes
De haut lieu,
Il faut faire
Bruit sur terre,

Et la guerre
N’est qu’un jeu.

Ma vieille âme
Enrageait,
Car ma lame,
Que rongeait
Cette rouille
Qui la souille,
En quenouille
Se changeait.

Cette ville
Aux longs cris,
Qui profile
Son front gris,
Des toits frêles,
Cent tourelles,
Clochers grêles,

C’est Paris !

Quelle foule,
Par mon sceau !
Qui s’écoule
En ruisseau,
Et se rue,
Incongrue,
Par la rue
Saint-Marceau.

Notre-Dame !
Que c’est beau !
Sur mon âme
De corbeau,
Voudrais être
Clerc ou prêtre
Pour y mettre
Mon tombeau !

Les quadrilles,
Les chansons
Mêlent filles
Et garçons.
Quelles fêtes !
Que de têtes
Sur les faîtes
Des maisons !

Un maroufle,
Mis à neuf,
Joue et souffle
Comme un bœuf
Une marche
De Luzarche
Sur chaque arche
Du Pont-Neuf.

Le vieux Louvre ! –
Large et lourd,
Il ne s’ouvre
Qu’au grand jour,
Emprisonne
La couronne,
Et bourdonne
Dans sa tour.

Los aux dames !
Au roi los !
Vois les flammes
Du champ-clos,
Où la foule
Qui s’écroule,

Hurle et roule
À grands flots !

Sans attendre,
Çà, piquons !
L’œil bien tendre,
Attaquons
De nos selles
Les donzelles,
Roses, belles,

Aux balcons.

Saulx-Tavane,
Le ribaud,
Se pavane,
Et Chabot
Qui ferraille,
Bossu, raille
Mons Fontraille
Le pied-bot.

Là-bas, Serge
Qui fit vœu
D’aller vierge
Au saint lieu ;
Là, Lothaire,
Duc sans terre ;
Sauveterre,
Diable et dieu.

Le vidame
De Conflans
Suit sa dame
À pas lents,
Et plus d’une
S’importune
De la brune
Aux bras blancs.

Là-haut brille,
Sur ce mur,
Yseult, fille
Au front pur ;
Là-bas, seules,
Force aïeules
Portant gueules

Sur azur.

Dans la lice,
Vois encor
Berthe, Alice,
Léonor,
Dame Irène,
Ta marraine,
Et la reine
Toute en or.

Dame Irène
Parle ainsi :
«Quoi ! la reine
Triste ici ! »
Son Altesse
Dit : « Comtesse,
J’ai tristesse
Et souci. »

On commence.
Le beffroi !
Coups de lance,
Cris d’effroi !
On se forge,
On s’égorge

Par saint George !
Par le Roi !

La cohue,
Flot de fer,
Frappe, hue,
Remplit l’air,
Et, profonde,
Tourne et gronde,
Comme une onde
Sur la mer !

Dans la plaine
Un éclair
Se promène
Vaste et clair ;
Quels mélanges !
Sang et franges !
Plaisirs d’anges !
Bruit d’enfer !

Sus, ma bête,
De façon
Que je fête
Ce grison !
Je te baille
Pour ripaille
Plus de paille,
Plus de son

Qu’un gros frère,
Gai, friand,
Ne peut faire,
Mendiant
Par les places
Où tu passes,
De grimaces
En priant !

Dans l’orage,
Lis courbé,
Un beau page
Est tombé.
Il se pâme,
Il rend l’âme ;

Il réclame
Un abbé.

La fanfare
Aux sons d’or,
Qui t’effare,
Sonne encor
Pour sa chute ;
Triste lutte
De la flûte
Et du cor !

Moines, vierges,
Porteront
De grands cierges
Sur son front ;
Et, dans l’ombre
Du lieu sombre,
Deux yeux d’ombre
Pleureront.

Car madame
Isabeau
Suit son âme
Au tombeau.
Que d’alarmes !
Que de larmes ! …
Un pas d’armes,
C’est très beau !

Ça, mon frère,
Viens, rentrons
Dans notre aire
De barons ;
Va plus vite,
Car au gîte
Qui t’invite,
Trouverons,

Toi, l’avoine
Du matin,
Moi, le moine
Augustin,
Ce saint homme,
Suivant Rome,
Qui m’assomme
De latin,

Et rédige
En romain
Tout prodige
De ma main,
Qu’à ma charge
Il émarge
Sur un large
Parchemin.

Un vrai sire
Châtelain
Laisse écrire
Le vilain ;
Sa main digne,
Quand il signe,
Égratigne
Le vélin.

538. Gashlycrumb Tinies 5.

30 Apr



V sta per VICTOR, stritolato da un treno.
VICTOR, la vita è attesa; nel suo nascere
L’uomo, anche a strida altrui chiami attenzione,
Bagnetti, vezzi, e cambj di pattone
Deve attendere, e chi lo venga a pascere.
Non meglio a chi sort’ha d’inveterascere
Riserva il prossimo, e ogni istituzione:
Sempre od un boja, o un capo, od un padrone
Pressar non puoi se non a farlo irascere.
Avresti atteso, in ore laboriose,
Il tuo dovere onninamente assolto,
Tra contrattempi e angustie burrascose;
Infine avresti invano, ormai prosciolto,
Pregustato ore quiete e luminose;
Per essere, in quell’attimo, travolto.

537. Gashlycrumb Tinies 4.

30 Apr



S sta per SUSAN, uccisa dalle convulsioni.
Cara, cos’hai? Dimmi che cos’accusa
La tenue complessione; inarchi il dorso:
Epilessia? Isteria? Chiedi soccorso?
Hai tremiti? Sudori? Gola occlusa?
Scaracchiando rispondi alla rinfusa;
Non sguindolar così! O ti metto il morso.
Vuoi la boule? Acqua? O di cognacche un sorso?
Un secchio di lisciva? E parla, scusa!
Tolti afta, crup, tibbì non è evidente
(Tinta bluastra, bave, macchie al derma)
Segno di qualche tossico in te agente.
Laringospasmo? Una crosta rafferma?
Se non stai ferma non capirò niente.
Sta’ ferma un po’, ti dico! Ferma! Ferma.

T sta per TITUS, che volò via in pezzetti.
TITVS, che mai sperasti, in quello, allora
Che lo schiudesti, non a te inviato
Piego, ci stesse, ben involtolato?
Soldi? Segreti? Un altro gioco ancóra?
Non men perverso inverso di Pandora,
Tu un sigillo contr’ordine hai violato;
Però in persona & sùbito hai pagato,
Scampò quell’antichissima signora.
Meglio così; ché lei ha maledetto
D’indi in avanti ogni generazione;
Mentre con te il peccato ond’eri infetto
Si volatilizzò nell’esplosione.
Spetta alla tua memoria intatto affetto,
E al tuo sasso una nobile iscrizione.

U sta per UNA, che scivolò dentro uno scarico.
Forse il capino lurido ora aspetta
L’angelica carezza, una menzione
Commossa, una teodia, un’assunzione
In cielo, e chissà che altro. Ah: poveretta!
Lasciare questa valle maledetta
Per quel buco non è, cara, espiazione:
Ma è passare dal cesso allo sciacquone,
Sicché alcun premio, oh trist’a te, ti spetta.
L’esser nostro con non molto più indugio,
Sappilo, e le consimili materie,
Scoleran per consimile pertugio;
Avrà noi tutti non men fonda inferie,
Tutti i piaceri un fetido stambugio,
E un collettore tutte le miserie.