89. Che cos’è un romanzo.

2 Apr

Non so rispondere. Sicuramente so indicare dove ho trovato la definizione più bella, nel più ampio contesto della lezione che il legale Lessagne diede al giovane (ventiduenne, per la precisione) Dumas père:

Alexandre Dumas, Mes mémoires. Chapitre LXXIX.(1) 

[…]

– Ecoutez, mon cher enfant, ajouta Lassagne avec cette douceur admirable qu’il avait dans les yeux et dans la voix, et surtout avec cette bienveillance presque paternelle que je trouve encore en lui au bout de vingt-cinq ans, lorsque, par hasard, je le rencontre, et que, par bonheur, je l’embrasse – écoutez, vous voulez faire de la littérature ?
– Oh ! oui ! m’écriai-je.
– Pas si haut ! dit-il en riant ; vous savez bien que je vous ai dit de ne point parler de cela si haut… ici du moins. Eh bien, pour la littérature que vous comptez faire, ne prenez pas modèle sur la littérature de l’Empire ; c’est un conseil que je vous donne.
– Mais sur laquelle, alors ?
– Eh ! mon Dieu, je serais bien embarrassé de vous le dire ; certainement, nos jeunes auteurs dramatiques, Soumet, Guiraud, Casimir Delavigne, Ancelot, ont du talent – Lamartine et Hugo sont des poètes ; je les mets donc à part ; ils n’ont pas fait de théâtre, et je ne sais pas s’ils en feront, quoique, s’ils en font jamais, je doute qu’ils réussissent…
– Pourquoi cela ?
– Parce que l’un est trop rêveur, et l’autre trop penseur. Ni l’un ni l’autre ne vit dans le monde réel, et le théâtre, voyez-vous, mon cher, c’est l’humanité. – Je disais donc que nos jeunes auteurs dramatiques, Soumet, Guiraud, Casimir Delavigne, Ancelot, ont du talent ; mais souvenez-vous bien de ce que je vous dis : ce sont purement et simplement des hommes de transition, des anneaux qui soudent la chaîne du passé à la chaîne de l’avenir, des ponts qui conduisent de ce qui a été à ce qui sera.
– Qu’est-ce qui sera… ?
– Ah ! mon cher ami, vous m’en demandez là plus que je ne puis vous en dire. Le public lui-même n’a pas de direction arrêtée. Il sait déjà ce qu’il ne veut plus, mais il ne sait pas encore ce qu’il veut.
– En poésie, en drame ou en roman ?
– En drame et en roman… là, il y a tout à faire ; en poésie, Lamartine et Hugo répondent assez bien aux exigences du moment ; ne cherchons pas autre chose.
– Mais Casimir Delavigne ?
– Ah ! c’est différent : Casimir Delavigne est le poète des bourgeois ; il faut lui laisser sa clientèle, et ne pas lui faire concurrence.
– Alors en comédie, tragédie, drame, qui faut-il imiter ?
– D’abord, il ne faut jamais imiter ; il faut étudier ; l’homme qui suit un guide est obligé de marcher derrière. Voulez-vous marcher derrière ?
– Non.
– Alors, étudiez. Ne faites ni comédie, ni tragédie, ni drame ; prenez les passions, les événements, les caractères ; fondez tout cela au moule de votre imagination, et faites des statues d’airain de Corinthe.
– Qu’est-ce que c’est que cela, l’airain de Corinthe ?
– Vous ne savez pas ?
– Je ne sais rien.
– Vous êtes bien heureux !
– Pourquoi cela ?
– Parce que vous apprendrez tout par vous-même, alors ; parce que vous ne subirez d’autre niveau que celui de votre propre intelligence, d’autre règle que celle de votre propre éducation. – L’airain de Corinthe ?… avez-vous entendu dire que Mummius eût un jour brûlé Corinthe ?
– Oui ; je crois avoir traduit cela un jour quelque part, dans le De Viris.
– Vous avez dû voir, alors, qu’à l’ardeur de l’incendie, l’or, l’argent et l’airain avaient fondu, et coulaient à ruisseaux par les rues. Or, le mélange de ces trois métaux, les plus précieux de tous, fit un seul métal. Ce métal, on l’appela l’airain de Corinthe. Eh bien, celui qui fera, dans son génie, pour la comédie, la tragédie et le drame, ce que, sans le savoir, dans son ignorance, dans sa brutalité, dans sa barbarie, Mummius a fait pour l’or, l’argent et le bronze ; celui qui fondra à la flamme de l’inspiration, et qui fondra dans un seul moule Eschyle, Shakespeare et Molière, celui-là, mon cher ami, aura trouvé un airain aussi précieux que l’airain de Corinthe.
Je réfléchis un instant à ce que me disait Lassagne.
– C’est très beau, ce que vous me dites là, monsieur, répondis-je ; et, comme c’est beau, ce doit être vrai.
– Connaissez-vous Eschyle ?
– Non.
– Connaissez-vous Shakespeare ?
– Non.
– Connaissez-vous Molière ?
– A peine.
– Eh bien, lisez tout ce qu’ont écrit ces trois hommes ; quand vous les aurez lus, relisez-les ; quand vous les aurez relus, apprenez-les par coeur.
– Et alors ?
– Oh ! alors… vous passerez d’eux à ceux qui procèdent d’eux ; d’Eschyle à Sophocle, de Sophocle à Euripide, d’Euripide à Sénèque de Sénèque à Racine, de Racine à Voltaire, et de Voltaire à Chénier. Voilà pour la tragédie. Ainsi, vous assisterez à cette transformation d’une race d’aigles qui finit par des perroquets.
– Et de Shakespeare à qui passerai-je ?
– De Shakespeare à Schiller.
– Et de Schiller ?
– A personne.
– Mais Ducis ?
– Oh ! ne confondons pas Schiller avec Ducis : Schiller s’inspire, Ducis imite ; Schiller reste original, Ducis devient copiste, et mauvais copiste.
– Quant à Molière, maintenant ?
– Quant à Molière, si vous voulez étudier quelque chose qui en vaille la peine, au lieu de descendre, vous remonterez.
– De Molière à qui ?
– De Molière à Térence, de Térence à Plaute, de Plaute à Aristophane.
– Mais Corneille, vous l’oubliez, ce me semble ?
– Je ne l’oublie pas, je le mets à part.
– Pourquoi cela ?
– Parce que ce n’est ni un ancien Grec ni un vieux Romain.
– Qu’est-ce que c’est donc, que Corneille ?
– C’est un Cordouan, comme Lucain ; vous verrez, quand vous comparerez, que son vers a de grandes ressemblances avec celui de la Pharsale.
– Voudriez-vous me laisser écrire tout ce que vous me dites là ?
– Pour quoi faire ?
– Pour en faire la règle de mes études.
– C’est inutile, puisque vous m’avez là.
– Mais peut-être ne vous aurai-je pas toujours.
– Si vous ne m’avez pas, vous en aurez un autre.
– Cet autre ne sera peut-être pas aussi savant que vous ?
Lassagne haussa les épaules.
– Mon cher enfant, me dit-il, je ne sais que ce que tout le monde sait ; je ne vous dis que ce que le premier venu vous dira.
– Alors, je suis bien ignorant ! murmurai-je en laissant tomber ma tête dans mes mains.
– Le fait est que vous avez beaucoup à apprendre ; mais vous êtes jeune, vous apprendrez.
– Et en roman, dites-moi, qu’y a-t-il à faire ?
– Tout, comme au théâtre.
– Je croyais cependant que nous avions d’excellents romans.
– Qu’avez-vous lu en romans ?
– Ceux de Lesage, de madame Cottin et de Pigault-Lebrun.
– Quel effet vous ont-ils produit ?
– Les romans de Lesage m’ont amusé ; ceux de madame Cottin m’ont fait pleurer ; ceux de Pigault-Lebrun m’ont fait rire.
– Alors, vous n’avez lu ni Goethe, ni Walter Scott, ni Cooper ?
– Je n’ai lu ni Goethe, ni Walter Scott, ni Cooper.
– Eh bien, lisez-les.
– Et, quand je les aurai lus, que ferai-je ?
– De l’airain de Corinthe, toujours ; seulement, il faudra tâcher d’y mettre un petit ingrédient qu’ils n’ont ni l’un ni l’autre.
– Lequel ?
– La passion… Goethe vous donnera la poésie ; Walter Scott l’étude des caractères ; Cooper la mystérieuse grandeur des prairies, des forêts et des océans ; mais, la passion, vous la chercherez inutilement chez eux.
– Ainsi, l’homme qui sera poète comme Goethe, qui sera observateur comme Walter Scott, descriptif comme Cooper, et passionné avec cela ?…
– Eh bien, cet homme-là sera à peu près complet.
– Quels sont les trois premiers ouvrages que je dois lire de ces trois maîtres ?
Wilhelm Meister, de Goethe ; Ivanhoé, de Walter Scott ; L’Espion, de Cooper.
– J’ai déjà lu, cette nuit, Jean Sbogar.
– Oh ! c’est autre chose.
– Qu’est-ce que c’est ?
– C’est le roman de genre. Mais ce n’est pas cela qu’attend la France.
– Et qu’attend-elle ?
– Elle attend le roman historique.
– Mais l’histoire de France est si ennuyeuse !
Lassagne leva la tête et me regarda.
– Hein ? fit-il.
– L’histoire de France est si ennuyeuse ! répétai-je.
– Comment savez-vous cela ?
Je rougis.
– On me l’a dit.
– Pauvre garçon ! on vous a dit !… Lisez d’abord, et ensuite vous aurez une opinion.
– Que faut-il lire ?
– Ah ! dame ! c’est tout un monde : Joinville, Froissart, Monstrelet, Chatelain, Juvénal des Ursins, Montluc, Saulx-Tavannes, l’Estoile, le cardinal de Retz, Saint-Simon, Villars, madame de La Fayette, Richelieu… Que sais-je, moi ?
– Et combien cela fait-il de volumes ?
– Deux ou trois cents, peut-être.
– Et vous les avez lus ?
– Certainement.
– Et il faut que je les lise ?
– Si vous voulez faire du roman, il faut non seulement que vous les lisiez, mais encore que vous les sachiez par coeur.
– Je vous déclare que vous m’épouvantez ! Mais j’en ai pour deux ou trois ans avant d’oser écrire un mot !
– Oh ! pour plus que cela, ou vous écrirez sans savoir.
– Mon Dieu ! mon Dieu ! que j’ai perdu de temps !…
– Il faut le rattraper.
– Vous m’aiderez, n’est-ce pas ?
– Et le bureau ?
– Oh ! je lirai la nuit, j’étudierai la nuit ; au bureau, je travaillerai, et, de temps en temps, nous causerons un peu…
– Oui, comme aujourd’hui ; seulement, nous avons causé beaucoup.
– Encore un mot. Vous m’avez dit ce qu’il fallait étudier comme théâtre ?
– Oui.
– Comme roman ?
– Oui.
– Comme histoire ?
– Oui.
– Eh bien, maintenant, en poésie, que dois-je étudier ?
– D’abord, qu’avez-vous lu ?
– Voltaire, Parny, Bertin, Demoustier, Legouvé, Colardeau.
– Bon ! oubliez tout cela.
– Vraiment ?
– Lisez, dans l’Antiquité, Homère ; chez les Romains, Virgile ; au Moyen Age, Dante. C’est de la moelle de lion que je vous donne là.
– Et chez les modernes ?
– Ronsard, Mathurin Régnier, Milton, Goethe, Uhland, Byron, Lamartine, Victor Hugo, et surtout un petit volume qui va paraître, publié par Latouche.
– Et que vous nommez ?
– André Chénier.
– Je l’ai lu…
– Vous avez lu Marie-Joseph… Ne confondons pas Marie-Joseph avec André.
– Mais, pour lire les auteurs étrangers, je ne sais ni le grec, ni l’anglais, ni l’allemand.
– Parbleu ! la belle affaire, vous apprendrez ces langues-là.
– Comment ?
– Je n’en sais rien. Mais retenez ceci : on apprend toujours ce que l’on veut apprendre…

(1) Copincollato da qui: http://dumaspere.com/pages/biblio/chapitre.php?lid=m3&cid=79

Per chi avesse difficoltà, un mio aborto di traduzione:

— Ascoltate, figliolo mio, — soggiunse Lassagne con la meravigliosa dolcezza che aveva negli occhi e nella voce, e soprattutto con quella benevolenza quasi paterna che ancora trovo in lui in capo a venticinqu’anni, quando mi càpita di reincontrarlo e, con gioja, l’abbraccio — ascoltate, volete fare della letteratura?

— Oh sì! — esclamai.

— Abbassate la voce! — mi disse ridendo. — Sapete bene che vi ho detto di non parlare ad alta voce di queste cose… Non qui, almeno. Ebbene, per quanto riguarda la letteratura che contate di fare, non prendete a modello la letteratura dell’Impero; è un consiglio che vi do.

— Ma su quale, allora?

— Eh, dio mio, per me è un bel grattacapo riuscire a dirvelo. Certo i nostri giovani autori drammatici, Soumet, Guiraud, Casimir Delavigne, Ancelot hanno talento — Lamartine e Hugo sono poeti, quindi li metto da banda; non hanno fatto teatro, ancora, e non so se ne faranno, benché, se mai ne faranno, dubito che riescano a qualcosa…

— E perché?

— Perché l’uno è troppo sognatore, e l’altro troppo pensatore. Né l’uno né l’altro vive nel mondo reale, e il teatro, vedete, caro, è l’umanità. — Dicevo dunque che i nostri giovani autori drammatici, Soumet, Guiraud, Casimir Delavigne, Ancelot, hanno talento; ma ricordatevi bene di quello che vi dico: sono solo ed unicamente uomini di transizione, anelli che saldano la catena del passato alla catena dell’avvenire, ponti che conducono da quello che è stato a quello che sarà.

— E chi sarà…?

— Ah, caro amico, mi domandate più di quello che possa dirvi. Lo stesso pubblico non ha un orientamento prefissato. Sa già quello che non vuole più, ma non sa ancora quello che vuole adesso.

— Nella poesia, nel dramma o nel romanzo?

— Nel dramma e nel romanzo…. Lì c’è ancora tutto da fare; in poesia, Lamartine e Hugo soddisfano abbastanza bene alle esigenze del momento; non cerchiamo altro.

— Ma Casimir Delavigne?

— Ah, è un’altra cosa: Casimir Delavigne è il poeta dei borghesi; bisogna lasciargli la sua clientela e non fargli concorrenza.

— Ma allora chi bisogna imitare per la commedia, la tragedia, il dramma?

— Innanzitutto non si deve imitare mai: bisogna studiare; l’uomo che segue una guida è obbligato a marciare in retroguardia. Volete stare in retroguardia?

— No.

— Allora studiate. Non fate né commedia, né tragedia, né dramma; prendete le passioni, gli avvenimenti, i caratteri; fondete tutto questo nel crogiolo della vostra immaginazione, e fate delle statue in brnzo di Corinto.

— E che cos’è il bronzo di Corinto?

— Non lo sapete?

— Non so niente, io.

— Felice voi!

— E perché?

— Perché così dovrete imparare tutto per vostro conto; perché non subirete nessun altro inquadramento che quello della vostra propria intelligenza, nessun’altra regola che quella della vostra propria educazione. — Il bronzo di Corinto? Avete mai sentito raccontare che Mummio un giorno avrebbe bruciato Corinto?

— Sì; credo di aver tradotto questa cosa un giorno da qualche parte, nel De viris.

— Dovreste aver visto, allora che, divampando l’incendio, l’oro, l’argento e il bronzo si erano fusi, e colavano a ruscelli in mezzo alle vie. Ora, la mescolanza di questi tre metalli, il più prezioso di tutti, divenne un solo metallo. Questo metallo fu chiamato bronzo di Corinto. Ebbene, colui che con il suo genio riuscirà a fare nella commedia, nella tragedia e nel dramma quello che inconsapevolmente, nella sua ignoranza, nella sua brutalità, nella sua barbarie Mummio fece dell’oro, dell’argento e del bronzo; ebbene, colui che fonderà alla fiamma dell’ispirazione, e che fonderà in un solo crogiuolo, Eschilo, Shakespeare e Molière, colui, mio caro amico, avrà trovato un bronzo altrettanto prezioso del bronzo di Corinto.

Riflettei un istante su quello che Lassagne mi diceva.

— E’ molto bello quello che mi avete appena detto, signore — risposi; — e, dato che è bello, dev’essere anche vero.

— Conoscete Eschilo?

— No.

— Conoscete Shakespeare?

— No.

— Conoscete Molière?

— Poco.

— Ebbene, leggete tutto quello che hanno scritto questi tre uomini; quando li avrete riletti, imparateli a memoria.

— E poi?

— Oh! poi… Passerete da quelli a coloro che li hanno seguiti; da Eschilo a Sofocle, da Sofocle ad Euripide, da Euripide a Seneca, da Seneca a Racine, da Racine a Voltaire, e da Voltaire a Chénier. Questo per quanto riguarda la tragedia. Così assisterete alla trasformazione di una razza d’aquile che degenera in una razza di pappagalli.

— E da Shakespeare a chi passerò?

— Da Shakespeare a Schiller.

— E da Schiller?

— A nessuno.

— Ma Ducis?

— Ah, non confondiamo Schiller con Ducis. Schiller s’ispira, Ducis imita (…).

Può bastare. Soprattutto mi premeva mettere in rilievo, di queste pagine bellissime, l’idea dell’airain de Corinthe. E’ vero, Lassagne parlava del teatro. Ma le sue indicazioni sono identiche quando passa al romanzo (la parte sul teatro è importante perché spiega esattamente come si chiami, e perché si chiami così, la lega meravigliosa).

(…)

— E nel romanzo, ditemi, che cosa si deve fare?

— Tutto, come nel teatro.

— ma io credevo che avessimo romanzi eccellenti.

— Che romanzi avete letto?

— Quelli di Lesage, di madame Cottin e di Pigault-Lebrun.

— Che impressioni vi hanno lasciato=

— I romanzi di Lesage mi hanno divertito; quelli di madame Cottin m’hanno fatto piangere; quelli di Pigault-Lebrun mi hanno fatto ridere.

— Allora non avete letto né Goethe, né Walter Scott, né Cooper?

(…)

&c. 

Ma è tutto qui:

— Et, quand je les aurai lus, que ferai-je ?
— De l’airain de Corinthe, toujours …

Dell’unica scuola di scrittura creativa che ho mai seguìto, questa è la prima classe.

La seconda domani.

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